Les photos des JMJ 2019

4ème journée en photo

4 ème journée en photo

Portobelo et sanctuaire du Christo Negro

Le Christ noir de Portobelo
L’origine de cette statue, qui se trouve depuis 1814 dans l’église San Felipe de Portobelo, n’est pas historiquement précisée. 2 versions sont racontées

L’“échange de caisses”:

Vers 1650, les paroissiens de l’île de Taboga commandent en Espagne un Christ de Nazareth. En même temps ceux de Portobelo passent commande d’une statue de Santo Domingo.

Une erreur “d’étiquetage” provoque une inversion des livraisons. Malgré plusieurs tentatives des Portobeleños, le Christ ne peut être sorti de son abri pour rejoindre sa destination prévue. On décide donc de garder le Nazareno, et un dédommagement financier est versé à Taboga.

La “tempête”:

Au large de Portobelo un galion espagnol en provenance de Cartagena de Indias, est pris dans une grosse tempête et se réfugie dans la baie. Aussitôt le vent se calme, le bateau reprend la mer mais la tempête se remet à souffler de plus belle, l’obligeant à revenir se mettre à l’abri. L’ancre à peine mouillée, le vent retombe. Après plusieurs tentatives durant lesquelles ce scénario se répète, le capitaine décide d’alléger le bateau. Il fait jeter à l’eau de lourdes caisses contenant des objets religieux destinés à Cartagena et restées à bord par erreur. Puis il lève l’ancre, hisse les voiles et reprend sa route sur une mer redevenue calme.

Les habitants de Portobelo, un peu surpris par le manège du bateau, vont récupérer les objets flottants et découvrent à l’intérieur d’une caisse le Cristo Nazareno. Ils comprennent que le scénario des sautes de vent était en fait un miracle, le Cristo voulait rester dans leur village, alors ils placent le bienvenu sur le retable de leur église.

Au XIXème siècle

Pour l’inauguration de la Grande Église de San Felipe, en 1814, la statue est installée en bonne place.

En 1821, la Colombie et le Panama réunis obtiennent de l’Espagne leur Indépendance. Les soldats espagnols, après deux cent trente ans de présence militaire vont quitter Portobelo. Nombreux ceux qui sont morts ici depuis le début de la colonisation, durant les multiples combats mais aussi anéantis par les maladies et les fièvres tropicales. Les administrateurs et les colons n’étaient pas épargnés non plus.

Au moment de leur départ sévissait une terrible épidémie de choléra qui décimait la population de l’isthme, ils pensaient ne pas pouvoir échapper à “Porto Malo” mais, par miracle, la population de Portobelo est épargnée. L’événement sera célébré le 21 octobre 1821, et depuis, chaque année à cette date a lieu une procession d’action de grâce.