Frat de Lourdes

Temps diocésain du FRAT – Homélie de Mgr Santier

FRAT – CELEBRATION EN DIOCESE
LOURDES – JEUDI 19 AVRIL 2018
HOMÉLIE DE MGR MICHEL SANTIER

Lectures liturgiques : Ac 8, 26-40 ; Jn 6, 52-59.

Personne ne peut venir à moi si mon Père ne l’attire

Cette phrase de l’Evangile a fait tilt en moi à nouveau car je viens d’écrire un livre qui porte ce titre. Je vous le recommande. Par ce livre, je désire transmettre à tous les chrétiens du diocèse de Créteil et à vous les jeunes le goût de la Parole du Seigneur et le goût de son Eucharistie.

Si vous êtes venus à Lourdes au Frat c’est parce que le Père vous attire. L’invitation vous a été transmise par un de vos frère ou sœur qui y a déjà participé et qui a trouvé cela génial ; cette invitation a pu venir aussi de vos amis de lycée, de ceux de l’aumônerie, votre animateur, votre curé, votre aumônier…

Cette invitation a rejoint au plus profond de vous-même une attente, un désir, une faim, une soif de vivre, d’aimer et d’être aimé ; et cette faim, elle vient du Père qui vous aime, vous appelle de toute éternité. Même si vous n’avez pas été désirés, même si parfois vous avez l’impression de compter pour rien, pour Lui vous avez du prix, de la valeur. Ici à Lourdes ou ailleurs, vous venez à Jésus, vous écoutez sa Parole, vous chantez votre joie d’aimer et d’être aimé parce que le Père vous attire.

Chers jeunes, parmi vous certains connaissent la fragilité de la maladie et du handicap, comme certains animateurs. Eux aussi ils viennent à Jésus, attirés par le Père qui aime chacun d’entre eux comme chacun de vous, chacun de nous.

Dans cette fragilité, ils désirent ne pas rester seuls, ils veulent que Jésus vienne les visiter dans leur corps et dans leur cœur ; c’est la raison pour laquelle ils ont demandé le sacrement des malades.

Ce sacrement est pour eux un signe de la tendresse de Dieu, de Jésus qui est à leur côté dans leur souffrance, qui les soutient pour qu’ils ne se découragent pas. Dieu ne veut pas la douleur. Jésus n’est pas venu pour expliquer la souffrance ; il est venu pour l’habiter, nous dit le grand écrivain Paul Claudel, un converti.

Vous, chers jeunes fragiles, pour nous tous vous êtes des témoins car vous nous rappelez que Dieu agit dans nos faiblesses.

A travers ce signe de l’imposition des mains et de l’onction d’huile Jésus va se donner entièrement à eux comme il l’a fait sur la croix en donnant sa vie par amour pour tous les hommes et pour chacun d’entre nous.

Ce don tout entier de lui-même, Jésus le renouvelle à chaque eucharistie :

Le pain que je vous donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde.

Dans notre monde nous avons du mal à accepter que quelqu’un d’autre que nous-même puisse nous sauver, nous guérir. Nous voulons nous débrouiller par nous-même, nous prétendons n’avoir besoin de personne. Alors qu’à travers son pain qu’il nous donne Jésus nous sauve, nous guérit, nous donne la vie : ‘’Sois sans crainte, il t’appelle !’’

Voulez-vous que Jésus fasse cela pour vous aujourd’hui ?
Amen !

+ Mgr Michel Santier
Évêque de Créteil