Formation Disciples-Missionnaires

Première journée : INTERVENTIONS SUR LE THEME « DIEU T’APPELLE »

Première journée :
INTERVENTIONS SUR LE THEME « DIEU T’APPELLE »

 

1er enseignement « Dieu t’appelle » du Père Alexis Leproux

Introduction

On a un immense paradoxe en nous, il y a en nous une certaine stabilité (comme un arbre enraciné) et en même temps, on est aussi en mouvement, déplacement.
On est enraciné dans le Christ et également poussé par l’Esprit Saint.
Il y aura une métamorphose.
On vit en permanence entre être soi-même (fidélité) et inspiré, « mouvementé ».
Si on est trop en mouvement, comme des gyrovagues, il faut apprendre à s’enraciner. Si on est trop fixe, il faut apprendre à se déplacer, à se mettre en mouvement.

 

  1. Les 7 degrés de l’appel (= 7 étapes, 7 marches de l’appel)

Le 1er degré de l’appel, c’est d’abord par un rêve, la capacité de rêver les yeux ouverts.
Quel est mon rêve ?
Derrière un rêve, il y a souvent un cauchemar (à cause des échecs).
Le rêve est l’émergence de la Parole de Dieu dans sa vie, c’est comme un chaos, ça doit émerger.
Le rêve est habité par une grande profondeur de vie.

 

Le 2e degré de l’appel, dans l’émergence des rêves, c’est le désir. On va affiner son désir ; celui-ci prend la place dans nos cœurs.
On désire quelque chose de plus précis avec sa raison.
Il est la croissance d’un appel à l’intérieur du jardin de nos rêves. Il y a une plante qui me réjouit plus que les autres.
L’appel se précise progressivement. Dieu ne nous appelle jamais en dehors de nos désirs.
Ce désir est divin, c’est la manifestation de la Parole de Dieu dans ma vie.
La caractéristique du désir, c’est qu’il donne la joie !

 

Le 3e degré de l’appel, c’est la crise.
Il y a un retour de bâtons. Les crises sont toujours liées à une crainte intérieure de ce qui va se jouer ici dans cette vie.
Il y a des obstacles qui se réveillent. On fait ici le deuil de sa toute-puissance.
Deuil de la réalisation facile de son rêve.

 

Le 4e degré de l’appel, c’est le renforcement, la détermination. Cela se passe après le passage d’une douleur profonde. Choisir c’est renoncer, connaître ses faiblesses, passer par une porte étroite.
C’est « Me voici », la disponibilité à l’appel.
Je me rends disponible par ma volonté à une expérience nouvelle.
Tu m’as appelé, me voici pour faire ta volonté.
Cette disponibilité est très concrète, matérielle : j’ai bougé, je me suis déplacé (notamment pour participer à la formation « Disciples missionnaires »).

 

Le 5e degré de l’appel, c’est la vérification, l’authentification, le travail.
Je prends les moyens de ce que je vais devenir.
La vérification est la formation.
Etre disciple, c’est travailler, marcher à la suite de Jésus.
Aucun appel n’est vraiment appel sans vérification sinon on est hypocrite.
C’est l’épreuve de la fidélité dans l’action qui authentifie l’appel.
Ce travail nous conforme au Christ. On se construit par imitation. Etre avec le Christ fait de nous des autres Christ.

 

Le 6e degré, c’est la détermination radicale (ex : vœux perpétuels, laïc en mission ecclésiale…), l’engagement.
L’appel doit engager toute ma vie. Choix radical qui va jusqu’au bout.

 

Le 7e degré, c’est la vie de l’appel, la vie quotidienne au jour le jour.
Le réel de l’engagement est aujourd’hui.

L’appel est une expérience qui part de son rêve qui s’incarne ensuite, il passe par des étapes pour arriver à la vie de l’appel dans l’humilité d’aujourd’hui.

 

  1. La vie de l’appel

2.1. Les patriarches : Abraham et Moïse

2.1.1 L’appel de l’inconnu

Facteurs déclencheurs de l’appel : rêve, désir.
Sortir de soi pour aller vers l’inconnu. Abraham est curieux et désire découvrir l’inconnu.
C’est un chemin vers son âme, son vrai pays.
Chaque jour est une page de ce livre de ma vie.
Désir de connaître Dieu.

 

2.1.2 L’appel du salut

Désir de sauver des situations, des âmes.
Le prêtre a le désir de sauver des âmes, le médecin sauver des vies…
Faire du bien à ceux qui sont dans la misère.

 

  1. 2. Le processus de l’engagement, les prophètes David, Isaïe, Jérémie et Jonas

2.2.1 L’appel du plus petit

Pourquoi, est-ce tombé sur moi ? Dieu adore les plus nuls, les plus pauvres, les derniers… (cf. David)
Dieu veut faire un Royaume avec des personnes faibles, humbles, fragiles.
Dans la petitesse, Dieu donne sa présence.

 

2.2.2 L’appel du pécheur

Isaïe était un homme pécheur. C’est parce qu’on est pécheur que le Seigneur nous choisit.

2.2.3. L’appel de la fragilité

A travers notre fragilité, Dieu peut faire des miracles. Dieu a appelé Jérémie qui ne savait pas parler.

 

2.2.4. L’appel de l’échec

Jonas voulait fuir l’appel de Dieu.

 

2.3. Les femmes, Esther et Marie

2.3.1. L’appel du courage

Esther dit : « S’il faut périr, je périrai ». Elle était prête à mourir pour son peuple. C’est une preuve de courage.

2.3.2. L’appel de la grâce

L’humilité de la Vierge Marie, c’est accepter que Dieu soit là pour accomplir sa mission. On n’est jamais seul dans sa mission, Dieu est avec nous.

 

2.4 Les apôtres Pierre et Paul

2.4.1. L’appel du pauvre

Pierre qui pêchait des poissons va par la suite rassembler la Communauté ; Dieu l’appelle à « prendre » des hommes.

2.4.2 L’appel du persécuteur

Paul qui était persécuteur, lançait des cailloux va devenir prédicateur, « lanceur » de paroles de vie.
Tous deux vont être transfigurés. Les personnes sont ainsi transformées.

 

2e enseignement du Père Henri-Jérôme Gagey

Au départ de l’appel, il faut des signes objectifs, des appels sociaux qui soient posés (ex : pour parler de la vie affective et sexuelle aux jeunes, il faut demander à des couples de témoigner ; parler aux jeunes des associations pour qu’ils aient envie d’en faire partie etc.) Présenter la beauté d’une façon de vivre, d’une vocation…

Il est ensuite important d’accompagner l’écho que cela provoque chez l’autre. La façon d’être touché doit s’approfondir.
Parfois, il y a des appels directs (ex : homélie d’un prêtre) mais plus discrets.
La réponse de l’appel doit être personnelle, il ne faut surtout pas de pression.
Vient après la période de vérification.

Il est important d’apprendre à voir la beauté d’une vie, d’un style de vie. C’est une responsabilité pour nous.
Jean Vanier dit qu’il est beau de vivre avec des personnes avec un lourd handicap.
Découvrir les beautés de la vie de telle sorte que tout devient appel, tout devient proposition.
Malgré la présence de forces de mort sur lesquelles on peut buter, les présences de vie sont plus fortes.

 

Notes de Sœur Geneviève