Pélé de Chartres

Pèlerinages Chartres 2019

Pèlerinages Chartres 2019

Mon premier pélé.

Samedi, 13 avril, rdv pris à la cathédrale. La tête encore dans le gaz, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Les jeunes pèlerins, invités comme moi, ou habitués, arrivent au compte goutte. La fatigue due au réveil matinal se fait sentir. Mais au milieu de cette fatigue, on peut ressentir l’excitation de certains, l’appréhension des autres. Direction Chartres pendant ce week-end des Rameaux, ou nous vivrons une parenthèse particulière avec le Christ, en ce temps de Carême. Les jeunes des différentes paroisses, guidées par Gautier, Micheline et Sœur Agnieszka dans le car qui nous conduira à destination prennent place. On nous annonce un temps peu clément à l’arrivée. Les discussions concernant le nombre de kilomètre à parcourir, ainsi que le temps de parcours vont bon train. Chacun y va de son estimation, faisant peur aux novices. Gautier prend la parole pour nous donner les indications pour l’arrivée sur place, et nous commençons le premier chapitre.
Arrivés à Jouy, petit village à proximité de Chartres, point de départ de notre marche, nous assistons à la messe prévue à 11 heures, avec les autres pèlerins d’Ile de France et recevons les encouragements pour ce qui suit. Nous reprenons ensuite nos sacs et nous préparons mentalement à marcher.
LA MARCHE. Peu sportive, cela s’apparentait à une réelle épreuve pour moi. Tout était nouveauté : la branche catholique (je suis chrétienne, certes mais j’ai choisi à une époque de suivre la branche évangéliste), le principe de pèlerinage, le fait de dormir à la belle étoile sous tente… oui tout était une découverte pour moi. La thématique générale de ce pèlerinage était « Entrez dans l’espérance ». Je ne savais pas trop quoi dire ou penser de cette thématique, je n’y avais jamais vraiment réfléchi. Et puis surtout, je m’engageais dans cette aventure, sans l’avoir vraiment préparée, comme on déambule dans une ville sans autre but que la découverte avec un grand D.
Lors de la marche, j’ai pu discuter avec les autres pèlerins du diocèse : des habitués, qui avaient fait les JMJ, qui avaient déjà fait Chartres, des Frats, d’autres pèlerinages de part leur rôles dans l’organisation diocésaine (animateurs, laïcs, religieux etc.), et les autres comme moi, novices qui appréhendaient un peu le moment.
Le groupe entier, pour les moments d’étude et de méditation (une brochure remise à notre arrivée nous servait de support pour tout le week-end de pèlerinage) était ensuite subdivisé en chapitres (par provenance ou type d’événements auxquels certains avaient déjà participé). Les pèlerins les plus expérimentés étaient les chefs de ces chapitres et menaient les études et moments de méditation.
Ce que j’ai le plus apprécié lors de ce pèlerinage c’est la simplicité de cœur des participants, dans leur démarche. Des jeunes plus ou moins expérimentés dans la foi chrétienne, plus ou moins avancés dans leur relation avec le CHRIST avaient pour volonté lors de cette parenthèse des Rameaux, de se rapprocher de Lui, de Le découvrir un peu plus, de Lui confier des choses qu’ils n’auraient pas pu confier à d’autres moments. Aussi, notre Evêque nous a accompagné tout au long de ce pèlerinage, en se joignant à nous pour la marche, lors du repas du samedi soir et nous a livré un enseignement dans la matinée du dimanche suivi d’un moment de partage avant la célébration de la messe des Rameaux. C’était l’occasion d’avoir un moment privilégié avec lui, et d’entendre ses encouragements lors de ce pèlerinage à la saveur un peu particulière, dans un climat où les jeunes et la société ne sont plus réellement tournés vers l’espérance, mais sont désabusés du monde qui les entoure. Il nous a rappelé qu’aussi fragile notre espérance soit, si elle est ancrée en Christ (ce tronc inébranlable), elle peut produire du fruit. Et surtout, nous aussi, participons au corps du Christ, car nous sommes les chrétiens de demain et ceux qui formeront la communauté chrétienne future.
Pour ma part, m’étant attachée plus à la découverte du format pèlerinage qu’à la démarche spirituelle qui y était attachée, j’ai quand même retenu que même si ma foi était fragile et vacillante, il suffisait que je fasse le pas de la nourrir, au-delà de mes blessures et préjugés.
Le temps n’a pas été clément avec nous malheureusement, mais nous sommes tous ressortis sans aucun doute grandis de cette expérience et nous sommes certainement découverts des capacités insoupçonnées, lors de ce moment de communion avec les autres, sous le regard du Christ.
Emilienne, étudiante en événementiel.